Jeudi 2 septembre 2010
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Cap21 sera présent aux manifestations du 4 septembre
2010 pour refuser les dérives sécuritaires du gouvernement
A l’occasion du 140ème anniversaire de la République, près de 50 organisations associatives, syndicales et politiques appellent à manifester le 4 septembre 2010 pour dénoncer la politique
sécuritaire de Nicolas Sarkozy.
Les propos inadmissibles tenus par le Chef de l’Etat à Grenoble, qui mêlent immigration et insécurité, qui stigmatisent des communautés et qui différencient, contrairement à l’article 1 de la
constitution, les Français selon leur origine doivent être dénoncés et refusés.
Ces propos ont malheureusement été suivis par une avalanche de discours, d’annonces et de surenchères de la part de ministres et de dirigeants de l’UMP.
Pour dénoncer ces dérives xénophobes, Cap21 participera à la manifestation du 4 septembre afin de faire reculer les projets dangereux du gouvernement.
Jeudi 8 juillet 2010
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Lundi 5 juillet 2010
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L'inquiétude manifestée par Simone Veil et Michel Rocard est justifiée et le risque de dérives populistes à la
situation actuelle évident. Mais il ne faut pas confondre la cause et les effets et penser que casser le thermomètre ou fustiger les critiques, même s'ils ne sont pas toujours désintéressés, va
résoudre le problème. D'affaire Bettencourt, nous sommes passés à une affaire Woerth, puis à une affaire d'État et aujourd'hui à une véritable crise de régime qui évidemment ne se soldera pas par
les seuls départs plus ou moins provoqués de Messieurs Joyandet et Blanc, victimes expiatoires pour d'autres crimes que les excès qu'ils ont commis. Le départ de M. Woerth, dont j'écrivais voici
huit jours qu'il était inévitable sans qu'il soit besoin de demander sa démission, est désormais urgent sauf à attendre l'ouverture d'une procédure que semble envisager M.Courroye, son volte-face
marquant la situation désormais impossible dans laquelle il se trouve. Mais il va de soi que plus le Président de la République attendra pour se séparer de son ministre des affaires sociales,
plus la crise sera profonde.
Mais, la seule démission d’Eric Woerth ne fermera pas la boîte de Pandore qui vient d'être ouverte.
La relative bienveillance avec laquelle les français regardaient les excès de la classe politique est désormais
derrière nous du fait de la crise et de la croissance des inégalités, du fait des dérives sans précédent du pouvoir actuel et du fait des exemples européens, qui ne sont plus seulement hors de
l'Europe mais en Grande-Bretagne ou en Allemagne.
En se référant ouvertement à la prise illégale d'intérêts dans un rapport daté du 23 juin auquel se réfère le
journal Le Monde du 6 juillet 2010, le procureur Courroye montre la faible marge qui caractérise le conflit d'intérêts non répréhensible sur le plan juridique même s'il est sur le plan moral de
la prise illégale d'intérêts qui est une infraction pénale. À ce jour, il va de soi que la présomption d'innocence doit bénéficier à tout un chacun. C'est là tout l'intérêt d’une
réglementation du conflit d'intérêts qui permettraient précisément de protéger les décideurs de toute difficulté ultérieure. Il est urgent que des règles claires précisant les marges
du conflit d'intérêts pour toutes les autorités exécutives soient mises en place cependant qu'un renforcement de la législation sur les incompatibilités, les déclarations de patrimoine, leur
contrôle soit voté et définisse les sanctions applicables. Il est urgent que les liens entre l'argent et la politique soient éclaircis de telle sorte que les conflits d'intérêts ne soient pas
seulement déclarés mais soient exclus.
Ainsi, les Français retrouveront-ils peut-être la confiance dans leurs décideurs au moment même où notre pays, en
proie à de multiples crises simultanées, a précisément un besoin impérieux de confiance en lui, de confiance dans ses décideurs et donc de confiance dans ses valeurs et ses
institutions.
Lire l'article
sur le blog de Corinne Lepage
Vendredi 2 juillet 2010
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