Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /2010 07:52

PÉTITION

 

Faisons cesser le scandale du tarif de l'eau en Ile-de-France !

 

Le 11 décembre 2008, M. SANTINI, président du Syndicat des eaux d'Île-de-France (SEDIF), annonçait une baisse du tarif de l'eau pour faire voter la reconduction de la délégation au privé. Les audits officiels avouaient en effet « des possibilités d'économie » de 40 à 45 millions d'euros sur un contrat annuel de 375 millions d'euros !

De son côté, après plusieurs études et une rencontre avec le SEDIF, l'UFC Que choisir ? évoquait une « surfacturation » de 85 millions d'euros, soit plus de 22% !
En 2010, M. SANTINI consent à baisser le tarif de l'eau (HT) de 1,76 € / m3 à  1,73 € / m3 soit 1,7% !

Que sont devenus les dizaines de millions perçus en trop par VÉOLIA en 2009 ? Et en 2008 ? Et en 2007 ?

La « grande compagnie aux profits insolents » doit nous rembourser !

Les actionnaires ne doivent pas être récompensés par des dividendes pour des risques qu'ils n'assument pas, comme on l'a vu récemment en ce qui concerne le mauvais état des canalisations et les fuites d'eau dans les villes gérées par le privé.

Le tarif de l'eau pratiqué par le SEDIF doit baisser de façon significative dès maintenant, avec la création d'une première tranche gratuite pour tous (40 l/jour/ personne) et une forte progressivité ensuite. Cela rendrait effectif le droit à l'eau dont sont aujourd'hui exclus les plus démunis.


Pétition proposée par la Coordination Eau Île-de-France, l'ACME-France, Action Consommation, Anticor, ATTAC-France et la Fondation France Libertés.


Elle peut être signée à l'adresse suivante :

http://www.acme-eau.org/forms/PETITION-Faisons-cesser-le-scandale-du-tarif-de-l-eau-en-Ile-de-France_f12.html

http://www.anticor.org
http://eauidf.blogspot.com
http://www.acme-eau.org
http://www.actionconsommation.org/publication
http://www.france.attac.org
http://www.france-libertes.org

Share/Save/Bookmark

Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /2010 18:00
ogm_non_.gif Corinne Lepage, député européen, vice-présidente de la commission Environnement du Parlement, dénonce et s’oppose à une véritable offensive pro-OGM de la part de José-Manuel Barroso et du nouveau Commissaire européen à la santé et à la protection des consommateurs, John Dalli, au moment ou la Commission Européenne s’apprête à annoncer l’autorisation de culture d’une pomme de terre génétiquement modifiée

Corinne Lepage, député européen, vice-présidente de la commission Environnement du Parlement, dénonce et s’oppose à une véritable offensive pro-OGM de la part de José-Manuel Barroso et du nouveau Commissaire européen à la santé et à la protection des consommateurs, John Dalli, au moment ou la Commission Européenne s’apprête à annoncer l’autorisation de culture d’une pomme de terre génétiquement modifiée.

Pour Corine Lepage, cette décision est inacceptable, « cela constitue une véritable déclaration de guerre à l’égard des citoyens européens majoritairement opposés aux cultures OGM, de la part de M. Barroso » affirme Corinne Lepage, dans un communiqué de presse.


La pomme de terre génétiquement modifiée Amflora de la firme agro-chimique allemande BASF est enrichie en amidon notamment pour les besoins de l’industrie papetière. Elle contient des gènes marqueurs qui lui procurent une faculté de résistance à certains antibiotiques. Cet OGM pose un risque inacceptable pour la santé humaine et animale, ainsi que pour l’environnement. Le commissaire à la santé, le maltais Dalli, en charge des questions liées aux OGM, a d’ailleurs dû utiliser une procédure écrite, pour éviter une réunion et un débat des commissaires européens sur le sujet.


Pour Corine Lepage, cette décision est inacceptable

L’Organisation Mondiale de la Santé et l’Agence Européenne de Médecine ont alerté sur « l’importance critique » de l’antibiotique affecté par la pomme de terre Amflora, la kanamycine. Disséminer des OGM de la pomme de terre BASF dans l’environnement pourrait augmenter la résistance de certaines bactéries à des médicaments, comme des traitements contre la tuberculose. Cette pomme de terre a aussi présenté des difficultés à la très pro OGM Agence Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA), dans bon nombre des enquêtes qu’elle a diligentées pour l’autoriser depuis plus d’un an. Une majorité des pays de l’Union Européenne s’est opposée à cette autorisation, peut on lire sur un communiqué de presse de Greenpeace.

A cet effet, Sarah Pecas, chargée de campagne OGM pour Greenpeace France, explique : « Il est vraiment très choquant que l’un des premiers actes officiels de la nouvelle commission soit d’autoriser une culture aussi critiquable. Depuis six ans, l’innocuité de cette pomme de terre fait l’objet de controverses  scientifiques. Par cette décision, Dalli, le commissaire pourtant chargé de la protection des consommateurs nie tous les débats scientifiques sur les potentiels dangers que représente cette pomme de terre et le fait que l’opinion publique européenne ne veut pas d’OGM ».

« Les OGM sont un enjeu de société qui ne peut pas être traité en dehors des procédures démocratiques, sous couvert de considérations techniques et commerciales » conclut Mme Lepage.

Pour Greenpeace, la question des cultures OGM en plein champ va se poser à plusieurs reprises cette année. Plus de 50 plantes transgéniques sont en attente d’autorisation en 2010. Parmi elles, plusieurs maïs, dont le MON810, qui pourraient faire leur retour dans les champs français, si l’Europe les autorise et que la France laisse faire.

 

Voir l'article original de Jean-Charles BATENBAUM sur actualites-news-environnement.com

 

Share/Save/Bookmark

Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /2010 08:11
La remise en cause des travaux du GIEC sur fond d’échec à Copenhague devrait nous appeler tous à la réflexion et sur de nombreux points.

571815A qui ce déferlement médiatique soigneusement organisé profite-t-il et quelles sont les forces à l’œuvre dans cette déconstruction organisée de la seule tentative jusqu’alors réussie d’avoir organisé à l’échelle planétaire les bases scientifiques d’un sujet primordial ? La réponse n’est assurément pas simple et les années qui viennent nous permettront sans doute d’apprendre qui était à la manœuvre dans le lancement du » climategate ». Mais, il n’en demeure pas moins que plusieurs constats doivent être faits :

- des erreurs, sans doute non fondamentales, mais très compréhensibles par le plus grand nombre, ont été commises qui, parce qu’elles ont été reconnues tardivement, ont laissé planer un doute sur la fiabilité de l’ensemble

- l’organisation même du GIEC, qui regroupe des scientifiques désignés par les Etats et qui appelle la rédaction d’un rapport « négocié » prête le flanc à la critique de scientifiques qui estiment que leur avis n’a pas été suffisamment pris en compte.

- Cette présence étatique suggère évidemment celle de lobbies très puissants qui souhaitent influencer dans des différentes directions, d’ailleurs, le rapport afin de favoriser le développement de leur industrie. De plus, de nombreux crédits de recherche dépendent de l’orientation du Giec d’où la frustration de certains laboratoires qui s’estiment lésés, d’où l’agressivité de leurs directeurs y compris en France.

- Les difficultés immenses du sujet qui font apparaître des zones entières d’ignorance, avec des variations régionales inexpliquées, des données contradictoires et peut-être un accent beaucoup trop important mis sur le CO2 au détriment du protoxyde d’azote et du méthane.

Tout ceci existe mais n’explique pas la violence de l’attaque et la volonté de détruire les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et la politiques qui en découlent. Manifestement, une bataille industrielle et géopolitique se joue derrière cette stratégie qui peut se révéler suicidaire. Ne soyons pas naïfs. Améliorer le fonctionnement du Giec en le déconnectant le plus possible des Etats , oui. Mais le détruire, certainement pas car il n’a pas démérité fondamentalement et est indispensable pour construire une gouvernance mondiale du climat et au-delà des sujets supra-nationaux. Il n’est pas neutre que ce soit précisément la seule instance supranationale existante dans le domaine de l’environnement qui soit ainsi agressée. A qui profite le crime ????

Il n’en demeure pas moins qu’il faut réfléchir à améliorer le travail scientifique, non pas pour qu’il fasse disparaître la controverse mais pour qu’elle évite des dérapages parfois nauséabonds auxquels nous assistons et qu’elle soit déconnectée des considérations industrielles. La revue Nature a publié très récemment 5 propositions de réforme : une organisation sous forme de 3 panels : un panel scientifique global, un panel d’évaluation régional et un panel d’analyse politique. La seconde proposition est celle d’une agence indépendante sous la forme de l’AIE ou de l’AIEA, mais leur prise de position notamment sur la réalité des réserves pétrolières a été très contestée, la troisième voie consiste à appliquer les meilleures pratiques dans le cadre actuel, la quatrième à changer le mode de présentation et de discussion des rapports et la dernière de créer une forme de débat ouvert style Wikipedia. Il est clair que la confiance doit être rétablie , ce qui implique une évolution des procédures. Mais de grâce, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain car les travaux du Giec sont immenses et ont permis des progrès spectaculaires dans la connaissance et dans la mise en place de politiques en toute hypothèse indispensables.

Dès lors, comment gérer politiquement et économiquement le sujet en attendant un renforcement de l’institution ? tout d’abord, aucune des critiques formulées à l’encontre du Giec n’est globale et les principaux adversaires dont Claude Allègre refusent soigneusement de débattre avec les scientifiques.

En second lieu, même si on admettait qu’il y ait une incertitude sur la part anthropique du changement climatique, le risque est infiniment plus élevé de ne rien faire que d’agir pour transformer une économie de gaspillage en économie sobre.

En troisième lieu, en toute hypothèse, la raréfaction des ressources fossiles est une évidence et le passage à une économie décarbonnée une nécessité incontournable.

Dès lors , plutôt que de continuer ce débat sur la lancée actuelle, qui sent les officines peu fréquentables, interrogeons nous plutôt sur les meilleures allocations des ressources financières pour aboutir au résultat, qui reste inchangé : nous passer du pétrole et des hydrocarbures le plus vite possible.

- Par Corinne Lepage

1ère vice présidente de la commission environnement du Parlement Européen Ancienne ministre de l’environnement

 

Article original publié sur Terra Eco 

 


Share/Save/Bookmark






  • Flux RSS des articles


3202850499_dc120f4829.jpg
3203701378_4aeb0f847e--1-.jpg

BOUTIQUE MILITANTE



test
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés