Les autorités de sûreté nucléaire française (ASN), britannique (HSE/ND) et finlandaise (STUK) "mettent en cause particulièrement le programme informatique dont la complexité ne confère pas la fiabilité requise pour gérer les incidents", souligne Cap21 dans un communiqué.
"Cette démarche de trois autorités européennes est inédite et montre une nouvelle fois que l'aventure de l'EPR dans laquelle la France s'est engagée massivement va nous coûter cher", relève Cap21, notant que les problèmes soulevés par la construction d'un réacteur EPR en Finlande ne cessent "de plomber les comptes" du groupe Areva.
Pour Mme Lepage, eurodéputée MoDem et ex-ministre de l'Environnement, "la démonstration que l'EPR est une aberration sur le plan économique et industriel se confirme".
"Les milliards en jeu feraient mieux d'être consacrés à un plan ambitieux en matière d'efficacité énergétique et de déploiement des énergies renouvelables", ajoute-t-elle.
Le mouvement "Sortir du Nucléaire" demande pour sa part "l'annulation générale du programme EPR", notant que le chantier EPR de Finlande, lancé par Areva en 2005, est un "véritable désastre industriel et financier".
Il relève aussi, dans un communiqué, que l'autorité de sûreté nucléaire américaine avait, en octobre, "gravement mis en cause" la sûreté du réacteur AP 1000, concurrent de l'EPR, "pour sa vulnérabilité face aux séismes, tempêtes ou crash d'avion de ligne".
Compte tenu des "déboires des réacteurs EPR et AP 1000", le mouvement réclame l'annulation du rachat par EDF de British Energy en Grande-Bretagne et de la moitié des activités nucléaires de Constellation aux Etats-Unis. "Il est encore temps d'annuler ces acquisitions ruineuses et parfaitement inutiles", insiste l'association.